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Information

Revue Bretagne magazine, n°78, juillet-août 2014

La revue publie un article intitulé « Echappée belle en presqu’île de Crozon », sous la plume d’ Hervé Quéméner. Cet article présente quelques erreurs concernant la géologie de la presqu’île que nous souhaitons corriger.

Page 72 : il est écrit « … le moutonnement vertigineux des roches volcaniques de la pointe de Pen-Hir » ; la pointe de Pen-Hir est formée par des grès connus sous le nom de Grès armoricain » à l’exclusion de toute roches volcaniques.

Page 74 : il est écrit «En effet, la géologie volcanique de la presqu’île (n’oublions pas que  le Menez-Hom est un ancien volcan) a entraîné la création d’espaces vides au sein des coulées de lave : des grottes se sont formées ». Si la presqu’île montre localement l’affleurement de roches volcaniques, elle est  essentiellement constituée de roches sédimentaires et il est abusif d’écrire « la géologie volcanique de la presqu’île ». Le Menez-Hom n’est pas un ancien volcan mais un relief résiduel dans le Grès armoricain ; cette erreur traîne ici et là dans des publications touristiques et son origine est à rechercher dans une publication scientifique de Charles Barrois il y a un siècle dont le titre malheureux évoquait « les éruptions diabasiques siluriennes du Menez-Hom » alors qu’il s’agissait  en fait, comme le savait parfaitement Barrois, des coulées et projections exposées en contrebas dans les falaises de Trégarvan. Enfin, il n’y a pas de lien évident entre une « géologie volcanique » et la « création d’espaces vides dans des coulées de lave ». De plus, ici le texte de l’article laisse entendre que ces grottes de Morgat seraient dans des coulées de lave ce qui est faux puisqu’une nouvelle fois le Cap de la Chèvre est lui aussi, pour l’essentiel,  dans le Grès armoricain.

Cela fait beaucoup pour la réputation d’un magazine qui se veut sérieux et informatif. Nous ne dirons jamais assez combien il est difficile d’écrire la géologie quand on n’en maîtrise pas la connaissance et les journalistes devraient faire revoir leurs papiers après rédaction lorsqu’ils abordent des sujets qu’ils connaissent mal.

La SGMB tenait à cette mise au point pour le fond évidemment mais aussi parce que l’article propose un encart consacré à « Max Jonin, l’historien des cailloux » qui pourrait laisser entendre qu’il serait la source interviewée du journaliste et des erreurs écrites par conséquent. La rédaction du magazine a été contactée.

 

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