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Montbelleux (35)

Autour de la mine de Montbelleux (Luitré, Ille-et-Vilaine)

 Sentier pédestre d’interprétation

 

   À proximité de Fougères, Montbelleux est une petite colline des Marches de Bretagne située sur la commune de Luitré. Site emblématique de cette dernière, elle a été témoin d’une activité insolite dans ce pays d’élevage et de cultures.

Mine d’étain en Armorique à l’Âge du bronze, montagne sacrée des Celtes, elle deviendra mine de wolfram et d’étain au début du 20ème siècle.

   Au dire des géologues miniers, Montbelleux est unique et constitue un cas exceptionnel. Même à l’échelle mondiale, il est très particulier par le fait que dans un seul gisement il y ait autant d’étain (Sn) que de wolfram (W) exploitables en même temps.

Le district stanno-wolframifère de Montbelleux est essentiellement composé de schistes d’âge briovérien (vieux d’environ 540 millions d'années), limité au nord par le grand massif granodioritique cadomien de Fougères et au sud par les terrains paléozoïques du synclinorium médio-armoricain.

L’intrusion de minéralisation Sn-W consiste en un dyke vertical de granite fin albitique post-cadomien riche en quartz et muscovite parcouru par un stockwerk quartzeux minéralisé en cassitérite, wolframite et topaze. Cette lame de granite, orientée NE-SW, sub-verticale, de 30 à 40 mètres de puissance est longue d’environ 250 mètres.

Il semble que l’essentiel des réserves y soit compris en profondeur entre les niveaux -30 et -330 mètres.

L’accès direct au site d’exploitation est aujourd’hui impossible, hormis lors de quelques manifestations particulières.

C’est pourquoi la mise en place en 2013 de ce sentier d’interprétation balisé et équipé de panneaux informatifs s’avère des plus judicieuses pour comprendre le site.

Accès

Depuis Fougères, prendre au sud la D 798 vers Vitré.

Après environ 4 kilomètres prendre à droite vers le Clos au Ray en suivant les panneaux « Sarl TALIGOT ».

Au lieu-dit « les Loges » aller à droite en direction du Haut-Monbelleux et après 1 kilomètre de montée stationner à gauche le long de la route à proximité du chevalement de la mine.

Documents et informations utiles

- Feuille topographique Ign à 1/25 000ème : 1317 Est Fougères Est.

- Feuille géologique BRGM à 1/50 000ème : Fougères (283).

Longueur : 4,5 km - Durée : 1h30.

Balisage par traits jaunes et panneaux « 3M », du nom de l’association (Mémoire de la Mine de Montbelleux) engagée dans la sauvegarde et la valorisation du site :

http://montbelleux.e-monsite.com/

Descriptif du parcours (Fig.1)

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Fig.1- Le circuit avec l'emplacement des panneaux.

Depuis la mine partir vers le nord [beau point de vue vers Fougères], prendre la première à droite puis après 200 mètres la première à gauche jusqu’au Haut Monbelleux.

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Premier panneau

Sentiers pédestres de Montbelleux à Luitré. Parcours d’interprétation

Montbelleux est un lieu chargé d’histoire et de légendes.

A son sommet s’élevaient deux menhirs, vieux de plus de 4000 ans. Ils ont été détruits par ignorance au XIXe siècle pour empierrer la route de Laval toute proche.

Sur cette montagne où était honoré le dieu celte Belen, on y offrait des sacrifices au solstice d’été.

Des légendes ont toujours vivantes : celle du merle de Noël par exemple.

A l’âge du bronze, l’étain extrait permettait la fabrication du bronze.

Montbelleux apparaît à plusieurs reprises au cours de la préhistoire mais aussi au cours de l’histoire.

Montbelleux, site emblématique de la commune de Luitré, représente surtout aujourd’hui un lieu de mémoire industrielle historique et atypique dans une région d’élevage et de culture.

Au XXe siècle, une mine de wolfram a été exploitée en plusieurs périodes. La mine faisait vivre plusieurs familles dans la région ; Elle représentait la création d’une richesse mais aussi une culture : les hommes étaient durs à la tâche :

«  la mine c’était des salissures, de la sueur, u danger mais c’était aussi de la camaraderie et de la dignité »

La mine a connu des décès ou des blessés par accidents, des licenciements quand le cours du minerai chutait sur le marché des matières premières.

Le wolfram est un matériau très dur et lourd, reconnu pour ses propriétés physiques : plus haut point de fusion et plus grande résistance à la traction de tous les métaux.

Utilisé pur, il sert à la fabrication des filaments d’ampoules, des tubes cathodiques, des électrodes. Sous forme d’alliage, il durcit les métaux, carbures de tungstène, métaux utilisés dans l’armement et l’industrie spatiale…

Dominant toute la région, le chevalement, haut de 27m, a été installé en septembre 1977. Il permettait de descendre les mineurs à 130m et la remonte du minerai.

Ce chevalement est le dernier de Bretagne, cette grande région minière où l’on exploitait de nombreux matériaux.

Poursuivre vers l’Est, passer devant la ferme du Haut Montbelleux pour atteindre un chemin que l’on prend sur la droite [point de vue vers Dompierre-du-Chemin] jusqu’au hameau suivant que l’on traverse pour descendre vers un beau chemin creux.

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Deuxième panneau

Les légendes

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Le merle de Noël

On raconte que l’un des 2 menhirs, situés sur la façade Sud-Ouest de Montbelleux, recouvrait un trésor considérable. Tous les ans, pendant la nuit de Noël, un merle venait soulever un instant cette pierre levée et découvrait le trésor. Mais malheur à l’imprudent que la cupidité pousserait à chercher à s’en saisir : il n’en aurait pas le temps, et périrait écrasé par l’énorme poids de la pierre qui s’abattrait sur sa tête.

Les nain hideux

En Bretagne et à Montbelleux notamment, à certaines époques de l’année, et par un beau clair de lune, des nains hideux, appelés cormandons, korrigans, poulpiquets, kérions, sortaient de leurs souterrains. Toute cette petite armée formait une ronde infernale autour des dolmens et des menhirs. Leurs petites voies criardes se faisaient entendre pendant le silence des nuits et faisaient fuir le voyageur qu’ils cherchaient à attirer en faisant sonner de l’or sur la pierre sacrée. Celui qui se laissait abuser était entrainé dans leur ronde jusqu’à épuisement.

Le Petit Mineur.

Le Petit Mineur est un personnage que tous les mineurs connaissent. Ce petit lutin, korrigan avait la réputation d’être bienveillant car il annonçait le danger aux hommes du fond. Il se mettait à crier lorsque la roche craquait et que s’annonçait un éboulement… « Attention les gars ! … c’est le P’tit Mineur…ça va péter ! » Et ils se sauvaient…

Aujourd’hui encore…

Et, dit-on, aujourd’hui encore, à Montbelleux, sortant des galeries de la mine et ayant perdu leurs pierres levées favorites ; Les nains organisent leur ronde infernale autour du chevalement. Il ne faut jamais se promener la nuit sur le Mont Belleux, surtout si vous entendez raisonner la ferraille dans le bois où si vous voyez des yeux lumineux dans les buissons.

Aujourd’hui, les pierres levées de Montbelleux ne sont plus que des fantômes, reste le chevalement mais demain, gare à celui qui abattra ce menhir métallique, le seul qui reste sur le sol de la Bretagne armoricaine !

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Poursuivre le chemin creux vers la Cochonnière. Descendre jusqu’à la route qui borde le ruisseau. Prendre cette route sur la gauche vers Parcé et, avant le pont qui franchit le ruisseau des Prés Maigres emprunter à droite le chemin qui remonte vers Montbelleux.

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Troisième panneau

Sur les grands chemins

Beaucoup de mineurs habitaient Parcé, commune la plus proche de la mine. Ils accédaient à la mine par ce chemin qui monte vers le sommet d el colline. On retrouve dans l’état-civil de Parcé les actes concernant d’anciens mineurs, décès, naissances…

Vous êtes également sur l’un des chemins montais empruntés depuis des siècles par les pèlerins de toute condition (miquelots) se rendant au Mont-Saint-Michel. Ce circuit, appelé la « voie des Plantagenets », est suivi par les pèlerins venant d’Anjou.

Les pèlerins partant du Mont se rendant à Saint-Jacques de Compostelle (jacquets) empruntent le même itinéraire.

Vous êtes ici à la limite de 3 communes : de l’autre côté de la route : Dompierre-du-Chemin ; à droite du sentier : Luitré ; à gauche du sentier : Parcé.

La concession de la mine s’étendait sur ces 3 communes ainsi que sur la Selle-en-Luitré.

Des recherches de wolframite ont été réalisées sur la commune de Parcé au lieu-dit Villeray. Deux puits de sondage ont été creusés ; l’un d’entre eux a été appelé le puits KERFORNE du nom même de l’universitaire qui a été le premier à faire des recherches à Montbelleux en 1903. Le sous-sol de Villeray contient aussi du wolfram. Il n’a cependant jamais été exploité.

Monter le chemin [point de vue à gauche sur les hauteurs de Parcé] pour atteindre le Haut Monbelleux et poursuivre jusqu’au pied du blockhaus construit par les allemands en prolongement des bureaux administratifs.

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Quatrième panneau

Pendant les guerres, l’exploitation du wolfram prend une grande importance

    La dureté et la densité de ce métal permettent des alliages très efficaces de métaux utilisés dans l’armement.

Entre 1916 et 1918 se situe la troisième période d’exploitation.

Trois puits sont utilisés, 200 personnes y travaillent :

-        au fond, 42 mobilisés et 90 prisonniers de guerre allemands.

-        en surface, 16 civils, 11 mobilisés, 28 femmes, 12 prisonniers d e guerre, 1 étranger.

Plus de 22 000 tonnes d’un minerai en faible teneur produisent 129 tonnes de wolfram.

Des prisonniers de guerre s’évadent, 2 en août 1917, 2 en octobre 1917. En 1918, la bisse de rendement des ouvriers. On doit reprendre en main les prisonniers de guerre et augmenter les salaires des mobilisés français qui sont syndiqués.

L’incendie de la laverie due à un sabotage stoppera toute l’exploitation.

Entre 1942 et 1944 : les allemands dirigent la quatrième période d’exploitation.

En août 1942, la mine est réquisitionnée. Un plan d’exploitation est mis en service par l’Organisation Todt sous la direction technique de l’entreprise Krupp.

L’exploitation de cette mine était d’une importance telle que le sujet a été discuté lors d’une conférence entre Hitler et Speer en août 1942.

Un chevalement en bois est édifié en 8 jours sur le puits Surcouf (10/09/1942). La salle des machines de ce puits est terminée rapidement et le puits remis en état. La mine est reliée au réseau à haute tension de Dompierre et de Fougères. Des blockhaus sont construits, le chevalement est camouflé sous forme de château d’eau.

Des baraquements pour les ouvriers sont construits. En octobre 1942, l’effectif est de 300 hommes environ dont 30 allemands. Il va osciller autour de 550.

En 1943, la résistance, dirigée par Jules Eugène Fontaine, fait sauter 3 pylônes de la ligne à haute tension de la mine de wolfram Fougères-Montbelleux.

Le 2 août 1944, sabotage et départ des allemands : ils font sauter le bâtiment du bureau, l station des compresseurs, une partie de l’atelier de la laverie, un transformateur et un moteur diésel.

Selon les chefs d’accusation de pillage lors du procès des dirigeants de Krupp, au Tribunal militaire US de Nuremberg, 50 à 60 tonnes de minerai de tungstène concentré a été expédié en Allemagne.

Continuer jusqu’au pied du chevalement.

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Cinquième panneau

Historique de la mine de Montbelleux et effectifs

1903-1983 : la concession de Montbelleux recouvre une partie des territoires des communes de Luitré et Parcé (superficie : 482 hectares).

1903-1906 : travaux de recherche du Puits Collet-Pintiaux aux Puits Surcouf. Les travaux de recherche occupent deux maîtres-mineurs et quatre-vingts ouvriers.

1907-1908 : première période d’exploitation du minerai (jusqu’à 204 ouvriers). A partir du 10/10/1908, les travaux sont interrompus en raison de la baisse des cours du wolfram. En 1908 la mine emploie deux cent quatre ouvriers dont cent dix-huit hommes au fond.

1910-1911 : deuxième période d’exploitation, la société en nom collectif Gruzard-Clolus et Courtois sous la direction de M. BAYLE. Une moyenne de 120 ouvriers a été occupée en 1911.

1916-1918 : Troisième période d’exploitation, desservis par trois puits. Le personnel comprend 42 mobilisés à l’étage 97 et aux traçages, 90, prisonniers de guerre aux étages 27 et 62, 10 prisonniers de guerre au jour.

07/04/1938 : Mutation de la concession à M. BRANDT.

1942-1944 : Quatrième période d’exploitation, un chevalement a été édifié sur le puits Surcouf (10/09/1942). En octobre 1942, l’effectif est de 300 hommes environ dont 30 allemands ; il va osciller autour de 550.

1951-1958 : Cinquième période d’exploitation, les travaux furent confiés à la société des Mines de Puy-les-Vignes (1948-1950). Effectif : 140 personnes dont 84 ouvriers au fond. En février 1975, licenciement de 47 ouvriers, 24 nouveaux débauchés en août 1957 sur un effectif de 56.

1977-1983 : Nouvelle exploitation.

1976 : sondages à partir de la surface pour reconnaître l’aval des granulites.

De 1977 à 1980 : nouvelle phase d’exploration (dénoyage et remise en état de l’ancienne mine, infrastructures-bâtiment etc…nombreux sondages).

De 1980 à 1983 : une descenderie est réalisée et dessert les niveaux 60, 95 et 130 mètres. Une laverie de capacité 40t/heure est construite 23 Février 1983. En novembre 1982 : 58 salariés ; direction-administration : 5 personnes ; personnel au fond : 30 mineurs et conducteurs d’engins) ; au jour : 23 (laverie et divers).

Arrêt de l’exploitation définitive 2006 – la Société des Mines de Montbelleux engage la procédure d’arrêt des travaux miniers.

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Sixième panneau

Les minéraux de Montbelleux

 Les minéraux sont disséminés dans le quartz blanc, dans la roche de schiste ou dans le granite.

-        TOPAZE : en grandes plages verdâtres

-        CASSITERITE souvent en gros cristaux, pluricentimétriques, roses à rose brunâtre ou brun-rouge à brun-noir, soit en plages indépendantes, soit associés à la wolframite, la molybdénite, le mispickel, la pyrite…parfois en inclusions dans la wolframite.

-        WOLFRAMITE en grandes plages monocristallines, souvent pluricentimétriques, localement remplaces par un peu de scheelite.

-        HUBNERITE (bien caractérisée par ses abondantes réflexions internes rouges), en cristaux aciculaires inclus dans la fluorine tardive ou associée à un peu de FERBERITE.

-        MOLYBDENITE en agrégats lamellaires dans le quartz.

-        MISPICKEL, PYRRHOTINE, BLENDE NOIRE, PYRITE, CHALCOPYRITE, STANNITE, FLUORINE.

-        Traces de BISMUTH NATIF, BISMUTHINITE, COSALITE, FREIBERGITE, GALENE, MACKINAWITE.

Le potentiel métal du gisement de Montbelleux est estimé à environ 2,8 MT de minerai.

Les filons wolframifères ont une teneur variant de 0,05% à 0,25%.

Au total, la production effective est restée très faible :

-        300 tonnes de concentrés marchands de wolframite en 1907/1957.

-        60 tonnes d’étain + wolfram en 1977/1983.

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Reprendre le véhicule pour redescendre jusqu’au lieu-dit les Loges.

Huitième Panneau : panneau des Loges

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Le circuit découverte du site de Montbelleux.

Des panneaux jalonnent le circuit pédestre qui permet de faire le tour de l’ancienne mine d’extraction de wolfram appelé également « tungstène ».

En 4,5 km vous découvrirez les abords du carreau de mine, le dernier chevalement de Bretagne (une des 2 régions minières de France) et le remarquable panorama qui surplombe le Pays de Fougères.

Départ au pied du chevalement.

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Nota : Lors de votre promenade vous constaterez peut-être que certains panneaux sont susceptibles de ne plus être en place ou même d’avoir disparu….veuillez en excuser ceux qui ont réalisé le circuit.

 Jean Plaine

[circuit parcouru le 31 Octobre 2016]

Textes empruntés aux panneaux réalisés par la 3M

 

Bois de Mezle (22)

Circuit du Bois de Mezle dans la Vallée des ardoisières

(Locarn, Côtes-d’Armor)

Un sentier pour découvrir un ancien site de production d’ardoises

 

   Entre Maël-Carhaix et Locarn, en plein cœur du bassin carbonifère de Châteaulin, la rivière de Kersault et ses affluents ont creusé leur lit dans des sédiments silto-gréseux qui offrent localement des ensembles très fins, intensément schistosés dans la chaîne varisque.

   Ils ont été naguère exploités pour la production d’ardoises très réputées dans la célèbre ardoisière de Moulin-Lande et plus largement depuis la fin du 19ème siècle dans des carrières essentiellement souterraines, jusqu’à environ 100 mètres de profondeur. Des affleurements naturels et de nombreux déblais d’exploitations jalonnent cette « Vallée des ardoisières » et depuis quelques années un sentier de découverte et d’interprétation aménagé dans le Bois de Mezle en Locarn remet en mémoire un de ces lieux de production quelque peu dissimulé, oublié depuis 1930, l’ardoisière de Coat-Maël.

Le projet de mise en valeur de cette ardoisière a été mené par la Communauté de Communes du Kreiz Breizh en relation étroite avec le propriétaire du site.

Les panneaux d’interprétation du site ont été conçus par la Maison du Patrimoine à Locarn, Maison Nature départementale, et l’association Cicindèle.

http://www.patrimoine-locarn.org/

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Accès

   Depuis Locarn, rejoindre au sud-est la D11 qui, par la vallée des ardoisières, mène à Maël-Carhaix.

À environ 1 km du bourg, à Pont Glaz (Pont Glas), tourner à droite, passer le pont qui franchit la rivière de Kersault pour peu après atteindre la zone de stationnement qui se situe sur la gauche de la route.

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Documents et informations utiles

- Feuille topographique Ign à 1/25 000ème : 0717 Est Maël-Carhaix.

- Feuille géologique BRGM à 1/50 000ème : Carhaix-Plouguer (283).

Longueur : 2 km - Durée : 1h30.

Balisage par traits jaunes.

Descriptif du parcours (Fig.1)

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Fig.1- Tracé du circuit avec les différents arrêts.

L’entrée sur le sentier est marquée par une borne verticale qui fournit toutes les informations sur le circuit.

A proximité immédiate est implanté le premier pupitre.

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- Arrêt n°1

Pupitre : « Au Pays de l’Or bleu… »

À travers le témoignage d’un ouvrier fonceur, nous vous proposons de découvrir les différentes étapes de la production de l’ardoisière souterraine du Bois de Mezle en 1928. La végétation n’a pas tout à fait réussi à effacer les dernières traces de l’activité de la mine fermée depuis 1930.

L’histoire de la commune de Maël-Carhaix a été fortement marquée par l’activité ardoisière. Dans les années 30, au moment où l’industrie ardoisière bretonne est à son apogée, on comptait quatre exploitations en activité dans la « Vallée des ardoisières ». La mine la plus importante, celle du Moulin de la Lande, employait alors plus de 170 ouvriers et exploitait deux chambres simultanément.

L’ardoise bleue de Maël-Carhaix, réputée pour sa qualité, a été fréquemment utilisée pour la restauration des monuments historiques tels les Invalides à Paris ou le Parlement de Bretagne à Rennes. Les ardoisières de Bretagne sont désormais fermées, victime de l’épuisement des veines ou de la concurrence angevine puis espagnole.

Le sentier rentre dans le bois et après une centaine de mètres descend à gauche vers la rivière de Kersault empruntant un passage en creux, entamant une légère montée (rampe en bois) pour atteindre les ruines d’un bâtiment en schiste dans et sur lequel sont visibles des systèmes d’engrenages et de poulies.

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- Arrêt n°2 

Pupitre : La centrale hydraulique

Ce sont les vestiges d’une centrale hydraulique puis hydroélectrique qui alimentait la carrière située juste au-dessus, dans la colline, grande consommatrice d’énergie.

En suivant la matière, les ouvriers sont arrivés sur la nappe d'eau vers 20 mètres de fond. Il a alors fallu pomper l'eau pour pouvoir aller plus profond. Au début, une pompe mécanique, actionnée par le moulin a été utilisée. Puis la mise en place d'une turbine a permis l'alimentation en électricité. Pour cela, une partie de l'eau de la rivière a été détournée et a alimenté le moulin. Grâce à un système d'engrenages encore visibles, la chute d'eau faisait tourner la roue à courroie puis la turbine qui était située dans un cabanon jouxtant le bâtiment principal. L'électricité sert à éclairer les galeries dans le fond et à actionner le treuil permettant la remontée des blocs de schiste issus de la mine. Comme les galeries et les chambres d'exploitation descendent sous le niveau de la rivière, l'eau est constamment pompée pour éviter l'inondation.

Poursuivre en empruntant une sorte de canal étroit construit en dalles schisteuses. Sa structure, son utilité et sa fonction sont expliquées sur le panneau suivant.

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- Arrêt n°3

Pupitre : Le bief de dérivation

Pour faire fonctionner la centrale, l’eau de la rivière de Kersault a été en partie déviée au niveau du moulin à grain de Maël situé en amont et amenée jusqu’aux machines par un canal long de 200 mètres appelé bief de dérivation.

Dans ce bief était également récupérée l’eau qui était pompée au fond des puits et acheminée par un réseau de petits canaux souterrains.

Construit au début du 20ème siècle il a été réalisé avec les déchets de schiste, le bourrier, provenant de l’ardoisière juste au-dessus et on les a rendu étanches avec du ciment. Ici, pour éviter l’éboulement du bourrier, on a fait des murets sans jointures.

Aujourd’hui, une douzaine d'espèces différentes de fougères s'y sont installées.

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Légende du dessin

1 : muret à joints garnis en schiste ardoisier, 2 : « hérisson » d’ardoises disposées à la verticale, 3 : cuvelage d’imperméabilisation en ciment, 4 : muret sans jointure en schiste ardoisier, 5 : bouche d’évacuation des eaux de pompage, 6 : « bourrier » : déchet provenant de l’extraction et du travail de l’ardoise

Continuer sur près de 200 mètres pour atteindre une rampe de montée qui mène à un chemin en bordure d’un champ.

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Prendre ce chemin sur la droite et peu après, rentrer à nouveau dans le bois à droite pour descendre la pente légère jusqu’à une zone entourée d’un haut grillage. Celui-ci protège une vaste excavation qui correspond à la zone d’extraction du schiste.

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- Arrêt n°4

Pupitre : Les puits d’extraction

Les fonceurs (mineurs) descendaient par des escaliers taillés à même la roche et atteignaient le fond du puits à près de 70 mètres de profondeur. Ils empruntaient ensuite les galeries pour rejoindre les chambres d’exploitation d’où la matière était extraite.

Les blocs de schiste, une fois détachés étaient acheminés jusqu’au puits principal puis remontés à la surface grâce à un câble attaché au fond du puits et relié au chevalement de surface avant d’être transportés par wagonnets jusqu’au carreau.

Le niveau actuel de l’eau rappelle qu’il était nécessaire de la pomper en permanence. L’eau était évacuée par des bouches situées au milieu des parois et rejetée dans le bief de la centrale hydraulique.

L’exploitation peut se faire selon deux méthodes :

L'exploitation en descendant :

  • Par cette méthode, les ouvriers creusent le schiste par tranches successives de 3 à 4 mètres, abattant la matière sous leurs pieds dans des chambres qui se creusent de plus en plus. Lorsque le schiste est atteint, une galerie est créée dans le sens de la veine, puis une chambre de 30 à 40 mètres de long est ouverte. Les mineurs creusent une tranchée, ou foncée, de 1 m de large sur 3,33 m de profondeur, à partir de laquelle ils réalisent l’abattage du gradin (blocs de schiste).

L'exploitation en remontant :

  • Le travail de départ est le même que pour l’exploitation en descendant. Un puits et une chambre sont creusés. Cependant le puits est beaucoup plus profond car la masse exploitable doit être importante. Les ouvriers travaillent sur des ponts suspendus. Ils réalisent tout d’abord une tranchée verticale (la foncée) puis, à partir de cette dernière, ils préparent l’abattage du gradin à l’explosif. Les blocs obtenus sont débités dans le fond de la carrière en blocs plus petits avant d’être remontés en surface.

Poursuivre et après le grillage aller à droite pour atteindre un bâtiment en ruines que l’on aperçoit à gauche.

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- Arrêt n°5

Pupitre : La remontée des blocs

Les blocs de schiste ardoisier étaient remontés à l’aide du treuil qui se trouvait dans ce bâtiment. A l’origine il fonctionnait avec la vapeur avant de passer à l’électrique. Une fois hissés en surface, les blocs étaient posés sur un plateau de manutention qui coulissait sous le chevalement. Les blocs étaient ensuite transportés sur des wagonnets jusqu’au carreau. Le puits Ouest dit « puits ancien » a été abandonné vers 1925. La chambre qu’on avait ouverte a été abandonnée puis on a récupéré le matériel avant de la noyer.

Continuer puis obliquer à gauche pour rejoindre une vaste zone plane qui était le carreau de la mine.

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- Arrêt n°6

Pupitre : Sur le carreau de la mine

Le carreau est ce grand terrain où les carriers fendaient, coupaient et taillaient le schiste pour obtenir l'ardoise définitive.

Il y a du monde à y travailler : on trouve le forgeron, le contremaître, les transporteurs qui viennent chercher les ardoises. Dans les cabanes, 25 fendeurs sont nécessaires pour débiter les blocs qu’on remonte du fond. Parmi eux, il y a les « mousses » qui peuvent apprendre le métier dès l’âge de 14 ans.

Les fendeurs sont payés à la tâche, c’est à dire au nombre d’ardoises qu’ils font dans le mois. Si le bloc est de bonne qualité, un bon fendeur peut faire 600 ardoises en une journée. La plupart des ardoises fabriquées ici sont des grandes tailles de 32 x 22 qui partent vers l’Angleterre.

Continuer pour atteindre les ruines d’un nouveau bâtiment tout en schiste.

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- Arrêt n°7

Pupitre : À la cantine

Dernière escale de la balade : la cantine de l'ardoisière, où l'on oubliait la dureté du travail et où les rires remplaçaient, le temps d'un repas, le bruit des massicots sur l'ardoise.

Généralement, la cantine ne se situait pas très loin du carreau. Cette dernière, surnommée aussi la "caserne", est une sorte de pension de famille, tenue par la femme du contremaître, qui accueille les ouvriers habitant trop loin pour rentrer chez eux tous les soirs. Une dizaine d'ouvriers y dorment. Le soir, les ouvriers des ardoisières les plus proches se retrouvent dans les cafés de Locarn. La cantine témoigne de l'importance du lien social que représente la carrière. En plus de l’impact économique sur la région, l'apport de population ouvrière a amené une diversité culturelle et sociale.

Juste au niveau du pupitre, descendre sur la droite la pente qui ramène en bas sur le chemin de départ vers la zone de stationnement.

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Jean Plaine

[circuit parcouru le 3 Novembre 2016]

Texte rédigé à partir de celui des pupitres

Brais (35)

Sentier d’interprétation des Mines de Brais

Vieux-Vy-sur-Couesnon, Ille-et-Vilaine

   Le sentier a été réalisé en 2009 par la Communauté de communes du Pays d’Aubigné, pour les panneaux, et aménagé en 2012. Il s’inscrit aujourd’hui dans un espace naturel du Département d’Ille-et-Vilaine.

 

 

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   S’étendant sur sept hectares, les Mines de Brais (ou de la Touche) en Vieux-Vy-sur-Couesnon sont un ancien site minier d’où on extrayait le minerai de plomb, d’argent et de zinc, à partir de minéraux comme la sphalérite, la galène et autres sulfures de fer. Le gisement a été découvert en 1875 dans le granite cadomien de Fougères. Délaissées depuis 1951, ces mines étaient liées, au 17ème siècle, à la concession de Pont-Péan, au sud de Rennes. Construites en 1927, la cité ouvrière située sur le plateau et les laveries situées en contrebas sont inspirées des réalisations antérieures de Trémuson près de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).

   Offrant une vue imprenable sur la vallée du Couesnon et de son affluent la Minette, le site est constitué de vestiges qui témoignent de l’activité industrielle de l’époque : machineries, laveries disposées en gradins et autres silos…La faune et la flore sont également des éléments très caractéristiques des anciens terrains miniers avec notamment la présence d’espèces protégées de chauves-souris.

Accès : à partir de Vieux-Vy-sur-Couesnon, commune située à une trentaine de kilomètres au Nord-Est de Rennes, prendre au nord la direction de Chauvigné par la D 97.

Après environ 1500 mètres, juste avant le pont sur le Couesnon, rejoindre à gauche la zone de stationnement fléchée « Mines de Brais – espace naturel ».

Documents utiles :

Feuille topographique Ign à 1/25 000ème : 1217 Est Saint-Aubin-d’Aubigné

Feuille géologique BRGM à 1/50 000ème : Combourg (n° 282)

Informations pratiques et recommandations :

Le parcours du circuit (1500 m) se fait en deux heures environ.

Il est de difficulté moyenne, comportant deux séries d’escaliers permettant de gravir le coteau.

Balisage du sentier par traits jaunes.

Description du parcours (fig.1)

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Fig.1 - Le parcours avec les panneaux explicatifs

Depuis le parc de stationnement, descendre vers le pont qui enjambe le Couesnon, le traverser et aller à droite vers le moulin de Bray (Brais) connu pour sa pisciculture et ses produits hôteliers variés.

Panneau n°1- Entrée de site

   Ce panneau introductif offre toutes les informations sur les dates clés de l’histoire de la mine avec un plan très bien conçu qui situe l’implantation des 10 panneaux disposés au fil du parcours.

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Dépasser ce moulin qui « regarde couler jusqu’au Mont-Saint-Michel le Couesnon » sans oublier d’admirer une superbe meule posée contre le pignon.

Un peu plus loin sur la gauche apparaît le granite en une petite falaise d’où a sans doute été tirée de la pierre. Un site d’escalade y a été équipé en septembre 2013.

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Juste après, prendre l’escalier aménagé qui permet d’attaquer la pente dans le granite en direction du panorama et des cités ouvrières.

À mi-pente, sur la droite, une pancarte « laveries » invite à naviguer parmi les quelques vestiges des anciennes installations jusqu’au panneau n°3.

Panneau n°3- Les laveries

   Tous les détails de l’organisation de ces laveries qui se sont toujours voulues modernes y sont fournis avec les méthodes de séparation et de purification des minerais ainsi que les trois étapes de leur traitement. Des photos d’époque montrent l’ampleur et le nombre des bâtiments.

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Situées à flanc de coteau et disposées en gradins, ces laveries servaient aux opérations de nettoyage, triage à la main, broyage et concassage. Les premières constructions, en bois, datent de 1890. De nouvelles, en béton armé, sont réalisées en 1929 et en 1930.

Revenir sur l’escalier pour poursuivre la montée.

Au sommet, aller à gauche vers le panorama.

   Un belvédère y a été aménagé dominant le Couesnon et un étang en contrebas alors qu’au-dessus des têtes veille Notre-Dame de Bon Secours. La raison de sa présence au creux de la roche et de ses bienfaits y est inscrite en lettres d’or.

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Panneau n°2- Les moulins à papier

   La vallée du Couesnon, connue pour la qualité de son eau, est ponctuée de nombreux moulins dont beaucoup étaient de moulins à papier dont l’activité s’est arrêtée au milieu du XIXe siècle. Ce panneau en explique le fonctionnement et la chaîne de fabrication du papier.

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Revenir sur ses pas et partir vers les cités ouvrières.

Le trajet se poursuit en haut de coteau jusqu’à proximité de l’ancienne maison du directeur où, à l’aplomb des laveries, est visible le silo qui permettait de stocker le minerai brut acheminé du puits central grâce à des berlines sur rail. Devant, sont implantés côte à côte deux panneaux.

Panneau n°4- La vie à la mine

   Ce panneau, dédié à la vie à la mine, explique l’organisation « hiérarchisée » de la cité ainsi que l’existence laborieuse de cette enclave ouvrière en milieu rural.

Panneau n°5- Pendant la 2ème Guerre mondiale

   Inexistante depuis 1930, la vie du site est relancée en 1937 en tant que centre d’hébergement de réfugiés espagnols qui fuient la guerre civile mais aussi de français et en 1941 l’occupant allemand reprend l‘exploitation du site pour en extraire la pyrite qui sert à produire de l’acide sulfurique.

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Continuer vers l’est pour rapidement atteindre le panneau suivant.

Panneau n°6- Les minerais

   La minéralisation du gisement exploité est de type BGP (pour Blende, Galène, Pyrite), les minéraux étant étroitement liés à des filons de quartz hydrothermal de couleur bleutée. Pour atteindre les quatre filons connus, quatre puis ont été percés : le puits central, la colonne de la Minette, le puits sud et, au nord, le puits Saint-Félix.

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En poursuivant le sentier, descendre le coteau par un escalier qui amène à une voie transversale, celle-ci allant, d’une part à droite vers les laveries, d’autre part à gauche vers la Minette.

Aller à gauche, dépasser une borne qui matérialise le passage en sous-sol d’une galerie, pour atteindre le chemin de fond de vallée.

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En face, une entrée (privée) permet l’accès au moulin de Pont-Brard tandis que vers la gauche un panneau indicateur indique la direction de la « galerie souterraine ».

Rejoindre le panneau suivant sur lequel il est question d’environnement.

Panneau n°7- L’impact sur l’environnement

   Nous sommes ici au niveau du « puits de la Minette » dont les galeries qui en partent sont la principale cause d’infiltration d’eau dans la mine. La couleur orangée du dépôt associé à la résurgence de l’eau en base de coteau témoigne de son trajet et des réactions chimiques qui se produisent au sein des ensembles minéralisés et des déchets, avant d’aboutir à la Minette. Ceci n’est pas sans conséquences sur la faune et la flore.

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Continuer vers l’est jusqu’à apercevoir le débouché d’une galerie partiellement obturée.

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Panneau n°8- Le monde souterrain

   Ce panneau, peut-être le plus instructif, présente l’organisation de la mine avec son puits central vertical et les trois autres puits (le puits Saint-Félix, le puits Sud et le puits de la Minette) et le réseau de galeries qui en partait à différents niveaux et pour différentes fonctions. Les méthodes d’exploitation et de travail pour attaquer le filon minéralisé large entre 1 et 2 mètres en moyenne sont évoquées. Aujourd’hui, ce monde souterrain est livré aux chauves-souris.

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Un peu plus loin, des restes d’installations et des éléments métalliques de grande taille et très largement rouillés (des gazogènes) plus ou moins visibles parmi la végétation sont les ruines d’une centrale électrique à gaz pauvre. C’est l’occasion d’évoquer sur un panneau les différentes sources d’énergie utilisées (ou expérimentées) pour faire fonctionner la mine au fil des années.

Panneau n°9- l’Energie

   C’est bien sur l’énergie hydraulique délivrée par les roues des moulins de Pont-Brard et de Brais qui a été utilisée en premier permettant d’élever l’eau vers les laveries et d’actionner les différentes machines de traitement du minerai mais sans résultats très probants. Suivra l’installation de la centrale électrique à gaz pauvre près de laquelle nous sommes, puis finalement le raccordement au réseau général d’électricité.

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Revenir sur le chemin qui permet le retour vers le moulin de Brais.

Celui-ci traverse déblais et déchets de l’exploitation et des zones d’épandage de déchets de traitement du minerai (stériles) riches en sulfures et donc très hostiles à la végétation pour arriver devant les restes imposants d’une construction en béton. Il s’agit d’un bac de décantation des eaux situé ici au point le plus bas de la laverie.

A noter que les résidus boueux à forte teneur en soufre, entreposés à proximité, sont encore utilisés localement comme désherbant.

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Panneau n°10- Une friche et rivières à saumon

   Ce bassin de « flottation » a été construit en 1948 lors de la mise en place d’un nouveau système de laverie utilisant une technique permettant la séparation du minerai de sa gangue à l’aide de réactifs qui font « mousser l’eau ». Le minerai flotte dans le bassin et la gangue coule. Les tensioactifs utilisés permettent aussi de trier les différents minerais (galène, blende) en fonction de leur densité.

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Jean Plaine

[sentier parcouru le 30 juin 2016]

Texte rédigé à partir des informations figurant sur les panneaux.

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 Sentier d’interprétation du moulin de Quip, Allaire, Morbihan

« La Source profonde et les Grands Rochers du moulin de Quip »

   Le site du moulin de Quip est pittoresque, avec son bel étang allongé, ses bois pentus, ses gros rochers moussus. C’est aussi un site touristique fort qui connaissait il y a quelques années une intense activité de par ses infrastructures d’accueil : un Village Vacances, qui a succédé à une auberge gastronomique.

Il se trouve en plein sur le contact du granite carbonifère d’Allaire, partie orientale du leucogranite de Questembert, avec les sédiments paléozoïques du synclinal de Rochefort-en-Terre.

Le granite d’Allaire est ici porphyroïde et offre une altération en boules qui agrémentent le paysage et qui s’organisent parfois en chaos comme celui du moulin (les Grands Rochers).

Les sources sont fréquentes au contact, mais ici, particularité unique en Bretagne, l’eau de celle qui existe sur le parcours coule à environ 19° toute l’année ! Ce n’est certes pas brûlant, et on risquerait de décevoir en parlant de « source chaude », mais cette température est néanmoins « anormale », et elle indique une provenance très profonde de l’eau – d’un ordre de grandeur de 1000 mètres.

Les Grands Rochers sont des témoins du sous-sol et même si un tel rassemblement de grosses boules de granite n’est pas exceptionnel et est bien connu des géologues, celui-ci a été classé (avec la source) d’intérêt départemental dans l’inventaire régional du patrimoine géologique.

Le sentier d’interprétation se propose de présenter cette histoire formidable, qui fait intervenir des transformations stupéfiantes des minéraux et des massifs granitiques. Il présente les principaux éléments caractéristiques du site (source profonde, chaos rocheux, étang, zones humides, moulins et de nombreux espaces boisés)…

En plus de l’intérêt géologique, le sentier possède un réel intérêt dans la façon d’interpréter la nature, le plan d’interprétation ayant défini des formes particulières pour les panonceaux, adaptées à l’ambiance du site et au style des informations.

Certains supports sont des panneaux d’information touristiques classiques. D’autres par contre, sont des panonceaux mobiles ludiques, comportant plusieurs facettes et présentent des jeux de question-réponse, ou bien des présentations par étapes. D’autres sont des plaques de lave émaillée, support qui traverse le temps, et d’autres enfin portent quelques mots gravés dans le bois, et sont réservés à des lieux plus intimes et préservés, où l’interprétation prend davantage la forme de clins d’œil ou d’évocations énigmatiques.

Le sentier a été réalisé en 2009 par la commune d’Allaire et le Village Vacances. Respectez-en la tranquillité.

Accès (fig.1) : à partir d’Allaire, commune située à l’Ouest de Redon, prendre au nord la direction de Peillac par la D 14.

Après un peu plus de 1500 mètres, prendre à gauche, puis à droite en direction du moulin de Quip (fléchage assuré). Passer devant la chapelle Sainte-Barbe pour rejoindre après 1 kilomètre la zone de stationnement située à droite avant la chaussée de l’étang.

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Fig.1 - Carte d'accès au site

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Documents utiles :

Feuille topographique Ign à 1/25 000ème : 1021 Est Allaire

Feuille géologique BRGM à 1/50 000ème : Questembert (n° 418)

Informations pratiques et recommandations :

Le parcours du circuit (1800 m) se fait en une heure environ.

Le tour de l’étang est plat, la suite du circuit est plus mouvementée, la traversée des grands rochers demande prudence le ruisseau de Quip étant parfois en crue. Pour un passage plus tranquille une passerelle a été aménagée.

Le circuit emprunte des terrains communaux et des terrains privés dont celui du village Vacances du Moulin de Quip, propriété de la Fédération Régionale des Caisses d’Allocations Familiales, aujourd’hui (2016) en vente.

Balisage du sentier par traits jaunes.

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Description du parcours (fig.2)

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Fig.2 - Le parcours avec les différentes stations

  La première partie du parcours est tracée sur la rive orientale de l’étang de Quip que longe le sentier parsemé de quelques boules de granite. Sur l’une d’entre elles ont été fixées deux plaques de lave émaillée (station n°1) de petit format expliquant la nature du granite, son mode de formation et son lieu de mise en place (« granite, pierre de grain » et « granite, cœur de montagne »).

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À l’extrémité de l’étang, une passerelle permet le franchissement du ruisseau de Quip.

Continuer à droite sur la rive occidentale de l’étang. Après quelques dizaines de mètres de marche apparaît la station n°2 équipée d’une borne mobile à trois faces évoquant la circulation de l’eau au sein de la roche sous l’intitulé « Les eaux et la roche : infiltration et eau souterraine ».

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Poursuivre jusqu’à rejoindre un sentier montant sur la gauche, que l’on gravit, délaissant le chemin qui longe l’étang et qui permet de rejoindre la chaussée.

Ce sentier débouche sur la route goudronnée de Bude que l’on prend sur la droite. Au carrefour suivant, aller à droite vers l’étang sur quelques dizaines de mètres jusqu’à atteindre l’entrée du « chemin du meunier » matérialisée sur la gauche par des blocs de béton dressés en bordure de la route.

Aussitôt apparaît le panneau vertical de la station n°3.

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À sa lecture, même si on a du mal à se l’imaginer aujourd’hui, on comprend le rôle joué par ce chemin autrefois emprunté par les charrettes lourdement chargées.

Poursuivre au-dessus des installations pour le moins défraîchies du Village Vacances jusqu’à rencontrer un couple de bornes mobiles (station n°4) dénommées « les roches en surface » et « les roches en profondeur » présentant des cartes géologiques, géographiques et une coupe du lieu.

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Continuer la descente vers l’ancienne piscine noyée dans les herbes et passer au plus près d’un bâtiment qui a encore belle allure (Salle polyvalente) pour arriver devant la fameuse « source chaude » hydrothermale (station n°5).

N’hésitez pas à lever la tête pour lire sur un panneau de bois accroché à un arbre « Source profonde ».

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Cette source appartient à un ensemble d’émergences plus ou moins accessibles sur le site et, ici, pour recevoir cette eau si particulière, une vasque a été aménagée pour permettre de porter le doigt à l’eau afin de constater de sa température. Chacun se fera son propre jugement !

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L'eau du moulin de Quip présente des caractéristiques tout à fait originales en Bretagne, où aucun cas comparable n'a pu être trouvé.

L'existence d'une faille perpendiculaire à la direction générale du massif granitique, sur laquelle s'alignent les émergences, explique cette originalité et confirme que la minéralisation et la température constatées aux sources sont dues à ce que l'eau, depuis sa zone d'infiltration, a parcouru un long et lent trajet souterrain l'amenant jusqu'à plusieurs centaines de mètres de profondeur avant qu'elle puisse revenir au jour, sous l'effet des mécanismes d'artésianisme et de thermo-siphon.

Faiblement radioactive, neutre, chlorurée sodique, riche en calcium et magnésium et contenant notamment fer, manganèse, fluor, lithium, zinc, l'eau de Quip a un profil très comparable à certaines eaux minérales embouteillées et sources thermales reconnues et exploitées comme telles ; toutefois, l'antimoine et le baryum, également présents, peuvent être des éléments pénalisants dont le rôle est à préciser.

Continuer vers le ruisseau de Quip en contournant un rocher granitique pour arriver devant les aménagements effectués autour du plus petit des anciens moulins. Descendre vers la passerelle en bois qui permet d’atteindre le chaos granitique que l’on remonte.

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Naviguer dans les rochers en s’offrant sur la droite une possibilité de rejoindre le plus grand des anciens moulins qui possède encore sa roue.

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Là encore, au-dessus des gros blocs de granite sont accrochés des panneaux en bois de forme elliptique portant gravées des sortes d’acrostiches tels :

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Devant les rochers a été placée (station n°6) une batterie de trois bornes mobiles à 3 panonceaux qui évoque sous le titre « la spectaculaire transformation du granite » l’altération et l’érosion du granite pour arriver au chaos granitique visible à proximité   « un peu comme une longue cuisson la spectaculaire transformation du granite ».

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Un peu plus loin une borne mobile à huit faces (station n°7) apporte avec schémas explicatifs un récapitulatif de l’origine du granite jusqu’à son aspect actuel en Grands Rochers accumulés en chaos dans le cours du ruisseau de Quip.

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Enfin, un panneau vertical de même facture que celui apposé en début du « chemin du meunier » (station n°8) clôture cette partie du sentier un peu plus délicate à pratiquer.

Remonter sur la route par un escalier aménagé, passer sur la chaussée de l’étang et aller à gauche sur la rive occidentale de l’étang pour atteindre la station n°9 identifiable au toboggan mis en place pour les enfants.

Là, ce ne sont pas moins de 5 bornes mobiles qui résument, parfois avec des questions, les observations réalisées au long du parcours. En voici quelques titres : « c’est fait de quoi le granite » « ça monte ou ça descend ».

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Enfin, à proximité de la chaussée, la station n°10 est équipée d’un panneau vertical qui expose des vérités et des interrogations dont on a pu juger de la pertinence (ou non) au long du sentier.

Il peut également être regardé comme point de départ à la balade.

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Jean Plaine

[sentier pratiqué le 24 juin 2016]

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