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Saint-Berthevin (53)

Saint-Berthevin (Mayenne)

La boucle de la chaux et du marbre

La ville de Saint-Berthevin, aux portes de Laval en Mayenne, est établie dans le bassin de Laval dont les formations géologiques sont essentiellement carbonifères.

On y reconnaît la Formation de l’Huisserie surmontée de la Formation de Changé, de la Formation des calcaires de Laval et Sablé puis de la Formation des Schistes de Laval.

Les calcaires y ont très tôt retenu l’attention, donnant naissance à une industrie marbrière à partir de calcaires marbres jaspés de rouge, de blanc et de gris ardoise, baptisés « rouge de Laval » et « noir de Laval ». Plus précisément, le fameux « Marbre rose de Saint-Berthevin » fera connaître le nom de la ville dans tout l’Ouest de la France, à Paris et même en Amérique. Plus tard, les nombreux calcaires ont alimenté une importante industrie chaufournière dont on trouve encore aujourd’hui les témoins muets tout au long du Vicoin.

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Un circuit de randonnée, jalonné de tables de lecture en lave émaillée, permet au promeneur de découvrir ce riche patrimoine historique, industriel et naturel.

Renseignements utiles

Feuille topographique Ign à 1/25 000ème : 1418 Est Laval

Feuille géologique Brgm à 1/50 000ème : Laval (319)

Longueur : 5 km – Durée : environ 2 h 30.

Descriptif du parcours (fig.1)

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Fig.1 - Le circuit et les différents arrêts

Point de départ à proximité du giratoire de la route de Le Genest Saint-Isle (D 576) sur la D 900.

Arrêt n°1- Table de lecture n°24 : « Le marbre de Saint-Berthevin ».

C’est François de Laval, évêque de Dol, et un frère cordelier qui découvrirent en 1547 un caillou de marbre rose veiné de blanc alors qu’ils traversaient le Vicoin au lieu-dit la Perche à Saint-Berthevin pour venir séjourner quelques temps à Laval au prieuré Sainte-Catherine.

C’est en effet près du pont actuel que le marbre a été découvert. Un pont existait déjà qui était entretenu par le comte de Laval et le seigneur du Châtellier moyennant un droit de péage.

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Le succès du marbre

C’est au XVIIe siècle que les carrières de marbre de Saint-Berthevin ont connu leur plus grande prospérité en fournissant en marbre les grands architectes retabliers lavallois.

Des carrières de Saint-Berthevin viennent les marbres roses qui ont servi à la construction des autels, bénitiers, balustres de nombreuses églises du Maine, d’Anjou, de Bretagne. En 1672, le sieur de Belleville fait venir de Laval 11 marbriers pour travailler de leur art au château de Versailles. Le marbre rose de Saint-Berthevin était employé en contrepoint du marbre gris ou noir des carrières de Louverné et de Sablé-sur-Sarthe.

Le marbre de Saint-Berthevin a eu aussi du succès au XVIIIe siècle grâce à la mode des parements de cheminées en marbre et surtout à la généralisation des autels de marbre qui, dans la seconde moitié du siècle, ont remplacé dans les églises la plupart des autels anciens.

La carrière de marbre de la Perche donnait du marbre rose soutenu, appelé rouge et celle du Châtellier un marbre plus clair. Trois des plus anciens marchés de retables connus (1606-1610) stipulent formellement que les colonnes des retables pour les autels de Saint-Jérôme, de Saint-François et de Sainte-Suzanne, en l’église Saint-Vénérand à Laval devront être faites en marbre de Saint-Berthevin.

Aujourd’hui, les carrières ne sont pas épuisées, mais leur exploitation s‘est essoufflée à la fin du XIXe siècle suite à la baisse de la demande, qui était essentiellement religieuse, et à la concurrence de marbres étrangers moins coûteux.

Le travail du marbre

Des ouvriers « perrayeurs » tiraient le marbre, le sciaient, ébauchaient les colonnes ou les balustres, les rabotaient et les polissaient parfois, selon les clauses de la commande.

Les « maîtres marbraieurs » jouaient le rôle d’intermédiaire entre les ouvriers et le demandeur et tenaient le marché. Leur rôle était principalement celui de marchand de marbre, mais ils s’occupaient sans doute du polissage des marbres, le travail le plus délicat. Ils étaient en général en relation avec plusieurs « perrayeurs » de différents lieux et fournissaient à leurs clients (principalement les retabliers) aussi bien du marbre noir que du marbre rose.

Partir vers le giratoire et aller à gauche par la voie cyclable Passer au-dessus du Vicoin et peu après prendre à gauche un chemin mal tracé.

Arrêt n°2 – Calcaire rose.

Sur la droite du chemin, au-dessus d’une très belle végétation d’ail des ours (Allium ursinum L., 1753) bien visible au printemps, est accessible le calcaire rose intensément schistosé.

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Il est possible de poursuivre le chemin, traverser le Vicoin et approcher le front de taille de l’ancienne exploitation du Châtellier (accès interdit, propriété privée).

Revenant sur la piste cyclable, il est possible d’aller un peu plus loin pour recueillir dans des déblais des blocs de calcaire rose se débitant en plaquettes qui renferment des éléments de crinoïdes.

A noter également que le calcaire est bien visible de l’autre côté de la D 900.

Revenir vers le Vicoin, passer sous la D 900 pour aller vers la Perche, où le calcaire a été intensément exploité et était très réputé (cf. arrêt n°1).

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Revenir au point de départ du circuit et aller vers Saint-Berthevin par la route des Guélinières.

Passé la pancarte Saint-Berthevin, les premières maisons nous font immédiatement entrer dans le monde du marbre que ce soit par les propriétés visibles (bien que cachées par de hauts murs) sur la droite ou par les maison plus humbles sur la gauche.

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Arrêt 3 – Table de lecture n°25 : « Les Guélinières ».

Le « village » de la Guélinière

Les Guélinères, la Guélinière ou la Gueslinière, la Petite Guélinière et la Grande Guélinière selon les époques, est un hameau situé à l’intersection des routes de Saint-Berthevin, du Genest-Saint-Isle et de Changé.

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L’activité du marbre aux XVIIe-XIXe siècles, et surtout le développement de l’activité de la chaux au XIXe siècle aux Guélinières a eu pour conséquence l’installation d’ouvriers et la construction de petites maisons à tel point qu’à la fin du XIXe siècle, l’abbé Angot parle du « village » de la Guélinière.

Des marbriers s’installent à la Guélinière car ce hameau est situé non loin des carrières de marbre du Châtellier et de la Perche.

C’est aux Guélinières en 1810, qu’à été construit le premier four à chaux à charbon de Saint-Berthevin par un « marchand de chaux » nommé Queruau-Desprées. A partir de 1815, des logements ouvriers et une remise sont construits sur le site. L’exploitation du four est cédée à Sébastien Guichard en 1822 qui l’achète en 1835 et le ferme pour pouvoir creuser la carrière des Guélinières et approvisionner ainsi les deux fours à chaux de la Degannerie « en la Guélinière » construits en 1818 et 1823 Par les Leray-Prairie successeurs des Queruau-Desprées, qui arrêtent toute activité dans la chaux à Saint-Berthevin, laissant les familles Guichard et Gerbault maîtres de cette activité.

Les ouvriers de la chaux

En 1846, Saint-Berthevin est la commune de la Mayenne qui comporte le plus grand nombre d’ouvriers de la chaux : sur 151 hommes, on trouve 82 « ouvriers », 58 « carriers », 4 « commis », 1 « machiniste » (il s’occupait de la machine à vapeur qui pompait l’eau), 3 « charretiers » (des ouvriers qui s’occupaient des transports par charrette).

Cela fait une moyenne de 18 hommes par fourneau. Les ouvriers, sauf les spécialistes (palefreniers, techniciens), ne sont pas logés sur place mais dans les maisons ouvrières qui ont été construites par les propriétaires des fours.

On peut voir de ces maisons aux Petites-Guélinières, à la Bourdonnière le long de la route de Changé, aux Petites-Brosses…Ces maisons sont trois en ce qui concerne le secteur de Saint-Berthevin. On les reconnaît à leurs ouvertures répétitives et symétriques : en général une porte d’entrée et une fenêtre en façade avec un grenier au-dessus.

Une croisée des chemins protégée

Le croisement des routes aux Guélinières est protégé par une Vierge à l’enfant nichée dans une petite chapelle.

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Sa vocation est bien sûr de protéger : une statue religieuse installée dans une niche sur le mur d’une maison était sensée empêcher le mauvais sort, la guerre, le feu, la maladie, d’entrer dans la maison.

Elle appelait aussi le passant à la prier. La niche placée à l’angle de deux rues, à un carrefour dans les villes et les villages, avait une vocation plus large : elle protégeait bien sûr la maison qui la portait mais aussi le carrefour des chemins et des maisons environnantes.

La petite chapelle des Guélinières répond à cette vocation. Elle est cependant originale de par sa taille et sa situation en campagne : il est assez rare en effet de voir des niches en de tels lieux, on y voit généralement des croix.

Poursuivre par la rue du 8 mai 1945 jusqu’au rond-point de l’avenue Saint-Exupéry orné de poteries.

En ce point s’offre à l’ouest une superbe allée bordée de grands arbres qui mène aux Petites Brosses et à l’est une large avenue rectiligne, l’avenue Saint-Exupéry, qui mène à une ancienne exploitation de calcaire.

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Nous sommes ici sur le tracé d’une ancienne voie empruntée par un véhicule, appelé chenillère, qui permettait le transport de la pierre depuis la carrière jusqu’aux fours à chaux.

Arrêt n°4 – Table de lecture n° 19 : « La Chenillière ».

Une chenillère reliait la carrière appelée aujourd’hui « Lac Bleu » aux fours des Brosses : on transportait ainsi plus facilement la pierre calcaire extraite de la carrière aux fours à chaux pour y être brûlée. Elle empruntait l’avenue Saint-Exupéry qui était à l’époque un chemin de campagne assez étroit, l’allée des Petites Brosses et arrivait près des gueules des fours à chaux. Un four à chaux était alimenté par le haut, les charrois de pierre à chaux tirés par des chevaux arrivaient par le haut de cette barrière rocheuse ou étaient montés jusqu’aux gueules des fours le long de rampes de terre artificielles.

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La route de la carrière était en légère déclivité, trois ou quatre wagons chargés de pierres pouvaient être descendus seuls. Les chevaux suivaient, attachés derrière. Un frein permettait de réguler la vitesse du convoi. Arrivés au pied de fours à chaux, les chevaux tiraient les wagons le long de grandes rampes de terre jusqu’aux gueules des fours où la pierre était déchargée.

Pour monter les wagonnets de la carrière de la Perche située à un kilomètre des fours, il n’existait qu’une seule voie de 1m40 de large. Il y avait donc un va et vient de wagonnets. Le long de cette coulée existent encore les pitons avec fil de fer pour une sonnette qui prévenait lorsque la voie était libre.

Une rampe d’extraction reliait la carrière des Guélinières aux fours à chaux des Brosses. Un câble actionné par un tambour montait les wagons remplis de pierres du fond de la carrière.

A droite, les rues d’un lotissement portent les noms de « rue de la Poterie » et « rue des Fours à Chaux ».

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Continuer à descendre la rue du 8 mai 1945.

Au n°39, face à la rue Ambroise Paré, on remarque un beau muret de clôture en blocs de calcaire gris.

Aller jusqu’à la rue Alain Gerbault qui part à droite et descendre cette rue jusqu’à l’avenue de la Libération.

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Nous sommes dans le vieux bourg de Saint-Berthevin (le Bas Bourg) et tout au long de cette rue qui est l’ancienne route nationale sont observables diverses façons de mise en œuvre du calcaire gris dans les bâtiments assez récents, du calcaire rose dans des hauts murs qui protègent certaines maisons (n°37 notamment).

Dans cette rue logeaient également des ouvriers de la chaux.

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Arrêt n°5 – Table de lecture n° 4 : « La rue Alain Gerbault ».

La rue Alain Gerbault est l’ancien chemin Paris-Brest avant que la route royale plus rectiligne (avenue de la Libération) ne soit construite dans les années 1740-1745. Les voyageurs traversaient le Vicoin sur un pont disparu aujourd’hui et longeaient la rue Alain Gerbault où ils pouvaient trouver des auberges pour se restaurer et un relais pour les chevaux avant de repartir vers Laval ou Paris.

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Alain Gerbault, né le 17 novembre à Laval, issu de la famille Gerbault devenue célèbre par son activité dans les fours à chaux de Saint-Berthevin, est surtout connu pour ses exploits maritimes puisqu’il fut le premier marin à traverser l’Atlantique en solitaire et le premier français à effectuer le tour du monde.

Il est mort le 16 décembre 1941 au Timor.

On peut voir à côté du musée Alain Gerbault dans le jardin de la Perrine à Laval, la réplique de son bateau le « Firecrest » donné à la Marine Nationale.

Aller jusqu’au pont sur le Vicoin.

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De cet endroit sont fort bien visibles quelques éléments de la batterie de fours à chaux, implantés au fil du temps à proximité du Vicoin, adossés au coteau, ainsi que divers bâtiments de travail. Ce sont les fours à chaux des Brosses, derniers vestiges encore accessibles de l’industrie chaufournière de Saint-Berthevin.

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Table de lecture n° 18 : « Les Fours à chaux des Brosses ».

La fabrication de la chaux au XIXe siècle a apporté la prospérité économique à Saint-Berthevin, succédant en cela à l’exploitation du marbre.

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Avant 1800 il existait à Saint-Berthevin des fours chauffés au bois qui produisaient de la chaux pour la construction des maisons. C’était une production artisanale limitée, qui existait depuis le Moyen-Âge.

C’est avec l’utilisation de la chaux comme engrais agricole que s’est développée l’industrie de la chaux au XIXe siècle avec les fours chauffés au charbon.

A Saint-Berthevin, la production de chaux a connu son plein épanouissement dans les années 1830-1855. La commune était bien placée sur la voie de Bretagne, grosse consommatrice de chaux pour les terres agricoles.

La production de chaux commence à décliner dès 1880 en Mayenne. Les fours s’éteignent un à un à Saint-Berthevin jusqu’en 1913.

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Il y avait neuf fours à chaux aux Brosses

Il y a trois grands sites d’implantation de fours à chaux dans la commune: les Guélinières, les Brosses et le Tertre-Fléchard.

Ils sont tenus par trois familles : aux Brosses les Guichard, au Tertre-Fléchard les Gerbault, aux Guélinières les Leray-Prairie qui vont vendre aux Guichard.

Après 1846, les Gerbault et les Guichard restent les maîtres de l’exploitation de la chaux à Saint-Berthevin et vont rapidement se construire leur fortune (fig.2).

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Fig.2 - Les différets fours à chaux des domaines Gerbault et Guichard dans leur contexte d'exploitation

Les trois sites d’implantation des fours à chaux étant peu éloignés les uns des autres, cela a provoqué de nombreuses frictions entre les ouvriers.

Ces neuf fours ont été sauvegardés grâce à l’énergie et au mécénat d’Olivier de Roquancourt Keratel (1910-2000), petit-fils de Joseph Guichard (1847-1946), le dernier « maître-chaufournier » des Brosses.

Ce site est inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis le 20 Décembre 1989 et est toujours demeuré dans la famille des descendants Gerbault et Guichard.

Poursuivre sur quelques mètres jusqu’au moulin du Pont.

Table de lecture n° 3 : « Autour du Pont ».

Le Moulin du Pont ou moulin des Brosses (propriété privée) fut exploité de 1458 à 1968. Il fait partie des neuf moulins qui ont rythmé l’histoire du Vicoin sur la commune de Saint-Berthevin.

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Après le moulin primitif qui était situé perpendiculairement à la rivière, le bâtiment actuel, tout en calcaire, fut construit parallèle à la rivière au XIXe siècle par Joseph Guichard exploitant des fours à chaux des Brosses. Il a fonctionné au gaz puis à l’électricité avant de cesser toute activité en 1968.

Le premier moulin était un moulin à roue qui a fonctionné en même temps que le second jusque dans les années 1930.

Les deux moulins ont été transformés en maison d’habitation.

Remonter l’avenue de la Libération vers le centre de Saint-Berthevin.

Après quelques centaines de mètres prendre à gauche la petite rue du Relais.

Le bâtiment qui fait le coin de l’avenue de la Libération et de la rue du Relais est remarquable par les grandes dalles de calcaire rose schistosé qui font office de linteau ou bien qui sont placées autour d‘ouvertures (en arrière du bâtiment) et qui tranchent sur les blocs de grès ou de schistes qui en constitue l’appareillage.

La dalle au-dessus de la porte de la cave rue du Relais est particulièrement riche en articles de crinoïdes.

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Dans cette même rue du Relais, au numéro 13 on note diverses mises en œuvre du calcaire rose de Saint-Berthevin dont un remarquable muret.

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Rejoindre la rue Alain Gerbault que l’on prend à droite.

On trouve dans cette partie de l’ancien Bas-Bourg parmi les plus vieilles maisons bien conservées de Saint-Berthevin dont la Maison du Relais et dont certaines montrent de beaux blocs de calcaire rose.

Arrêt n°6 – Table de lecture n° 5 : « Le Bas-Bourg et la Maison du Relais ».

Les voyageurs qui empruntaient la route royale pouvaient changer leurs chevaux dans ce relais qui date du XVe-XVIe siècle. L’histoire raconte que l’équipage de Madame de Sévigné y faisait halte lorsqu’elle se rendait de Paris à son château des Rochers près de Vitré.

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Sur le plan cadastral de 1810, l’emplacement du Relais est indiqué,
étant d’ailleurs appelé alors « Hôtel de Madame de Sévigné ».

Suivre la rue A. Gerbault sans oublier de regarder les hauts murs en blocs de calcaire, même si l’un d’entre eux (au n° 100) est en granite rose Ploumanac’h (!).

À son extrémité, sur la gauche, un passage rejoint la rue Madame de Sévigné. Aller à gauche pour atteindre l’avenue du Maréchal Leclerc que l’on prend sur une centaine de mètres sur la droite. Prendre à gauche la rue Pasteur.

Après quelques centaines de mètres on aperçoit sur la gauche un parc de loisirs (square Le Notre) que l’on traverse pour rejoindre l’avenue Saint-Exupéry. Rejoindre à droite la place Saint-Exupéry

A droite on aperçoit l’ancienne carrière du Lac bleu.

Emprunter le sentier qui longe cette carrière dans sa partie sud.

La clôture grillagée et quelques trouées dans la végétation permettent d’observer l’ancien front de taille.

Arrêt n°7 – Table de lecture n° 20 : « Le Lac bleu ».

C’est la plus grande carrière de calcaire gris de Saint-Berthevin.

Elle a été exploitée jusqu’à la fermeture des deux derniers fours à chaux aux Brosses en 1913-1914.

Ce sont les reflets de son eau profonde qui ont valu à cette carrière le nom de « carrière bleue » puis de « Lac bleu ».

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À la fin de son exploitation, le calcaire était retiré à environ 30-40 mètres de profondeur. On faisait sauter les bancs de pierre à la dynamite, puis la pierre était cassée par les ouvriers. Un treuil tirait les blocs de pierre à la surface et ils étaient emmenés jusqu’aux fours à chaux des Brosses par la Chenillère (cf. arrêt n°4).

La légende raconte que la carrière ses serait remplie brusquement d’eau, laissant juste le temps aux hommes de s’enfuir et noyant chevaux et machines au fond.

Elle s’est en fait peu à peu remplie d’eau lorsque son exploitation et le pompage des infiltrations ont été arrêtés…

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La pierre calcaire dite aussi « pierre à chaux » est extraite dans les mêmes carrières que le marbre. Elle est issue des couches de calcaire de moins bonne qualité. On l’appelait d’ailleurs « pierre de calcaire-marbre ». La pierre calcaire des carrières de Saint-Berthevin a servi après l’arrêt des fours à chaux dans la construction des maisons. Son exploitation a cessé aujourd’hui.

Avant 1914, les habitants de Saint-Berthevin qui n’étaient pas agriculteurs travaillaient à la carrière ou à la mine. Pour chauffer les fours, des mines de charbon s’étaient ouvertes dans la région : à La Baconnière en 1817, à l’Huisserie en 1832, à Montigné-le-Brillant en 1864, à la Cité à Saint-Berthevin, et à la Lucette au Genest-Saint-Isle. C’était en général du charbon de moyenne qualité qui n’était utilisé que pour les « gros feux » c’est-à-dire les fours à chaux. Les mines ont fermé lorsque l’exploitation de la chaux s’est arrêtée.

Longer la carrière dans sa partie sud puis dans sa partie orientale et finalement un terrain de sport pour rejoindre l’avenue Pierre de Coubertin.

Passer devant les services techniques de Saint-Berthevin et poursuivre jusqu’au rond-point de Beauchêne.

Arrêt n°8 – Table de lecture n° 21 : « Le Chemin de la Morandière ».

La population de Saint-Berthevin atteint son apogée au XIXe siècle lors de l’activité maximale des fours à chaux en 1845-1860. Elle décroit aussitôt que cette industrie commence à faiblir avant de s’arrêter en 1913.

Saint-Berthevin connaît à nouveau la prospérité après 1945 grâce au développement de nouvelles activités et à sa proximité de la ville de Laval. Des quartiers pavillonnaires résidentiels transforment le village en ville.

À ce rond-point aller à gauche par l’avenue Maréchal de Lattre de Tassigny.

Prendre à droite la rue Jean Moulin puis à gauche la rue Pierre et Marie Curie.

Prendre la première à droite (rue Edouard Branly) jusqu’à atteindre un sentier bitumé qui part à gauche et rejoint l ‘Allée des jardins que l’on emprunte en suivant les jardins jusqu’à la rue du Verger.

Aller à droite pour rejoindre la piste cyclable qui longe la D 900.

Prendre à gauche pour rejoindre le point de départ.

Au long de la piste cyclable affleurent les sédiments de la Formation de Changé puis, en arrivant près du giratoire on retrouve les carbonates.

Jean Plaine

[circuit parcouru le 20 avril 2016]

Texte rédigé à partir des informations figurant sur les tables de lecture.

Renseignements complémentaires :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marbre_de_Saint-Berthevin

https://fr.wikipedia.org/wiki/Retable_lavallois

http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/itiinv/sable/fr/rdm/rdm.htm

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