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Sentier d’interprétation des Mines de Brais

Vieux-Vy-sur-Couesnon, Ille-et-Vilaine

   Le sentier a été réalisé en 2009 par la Communauté de communes du Pays d’Aubigné, pour les panneaux, et aménagé en 2012. Il s’inscrit aujourd’hui dans un espace naturel du Département d’Ille-et-Vilaine.

 

 

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   S’étendant sur sept hectares, les Mines de Brais (ou de la Touche) en Vieux-Vy-sur-Couesnon sont un ancien site minier d’où on extrayait le minerai de plomb, d’argent et de zinc, à partir de minéraux comme la sphalérite, la galène et autres sulfures de fer. Le gisement a été découvert en 1875 dans le granite cadomien de Fougères. Délaissées depuis 1951, ces mines étaient liées, au 17ème siècle, à la concession de Pont-Péan, au sud de Rennes. Construites en 1927, la cité ouvrière située sur le plateau et les laveries situées en contrebas sont inspirées des réalisations antérieures de Trémuson près de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).

   Offrant une vue imprenable sur la vallée du Couesnon et de son affluent la Minette, le site est constitué de vestiges qui témoignent de l’activité industrielle de l’époque : machineries, laveries disposées en gradins et autres silos…La faune et la flore sont également des éléments très caractéristiques des anciens terrains miniers avec notamment la présence d’espèces protégées de chauves-souris.

Accès : à partir de Vieux-Vy-sur-Couesnon, commune située à une trentaine de kilomètres au Nord-Est de Rennes, prendre au nord la direction de Chauvigné par la D 97.

Après environ 1500 mètres, juste avant le pont sur le Couesnon, rejoindre à gauche la zone de stationnement fléchée « Mines de Brais – espace naturel ».

Documents utiles :

Feuille topographique Ign à 1/25 000ème : 1217 Est Saint-Aubin-d’Aubigné

Feuille géologique BRGM à 1/50 000ème : Combourg (n° 282)

Informations pratiques et recommandations :

Le parcours du circuit (1500 m) se fait en deux heures environ.

Il est de difficulté moyenne, comportant deux séries d’escaliers permettant de gravir le coteau.

Balisage du sentier par traits jaunes.

Description du parcours (fig.1)

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Fig.1 - Le parcours avec les panneaux explicatifs

Depuis le parc de stationnement, descendre vers le pont qui enjambe le Couesnon, le traverser et aller à droite vers le moulin de Bray (Brais) connu pour sa pisciculture et ses produits hôteliers variés.

Panneau n°1- Entrée de site

   Ce panneau introductif offre toutes les informations sur les dates clés de l’histoire de la mine avec un plan très bien conçu qui situe l’implantation des 10 panneaux disposés au fil du parcours.

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Dépasser ce moulin qui « regarde couler jusqu’au Mont-Saint-Michel le Couesnon » sans oublier d’admirer une superbe meule posée contre le pignon.

Un peu plus loin sur la gauche apparaît le granite en une petite falaise d’où a sans doute été tirée de la pierre. Un site d’escalade y a été équipé en septembre 2013.

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Juste après, prendre l’escalier aménagé qui permet d’attaquer la pente dans le granite en direction du panorama et des cités ouvrières.

À mi-pente, sur la droite, une pancarte « laveries » invite à naviguer parmi les quelques vestiges des anciennes installations jusqu’au panneau n°3.

Panneau n°3- Les laveries

   Tous les détails de l’organisation de ces laveries qui se sont toujours voulues modernes y sont fournis avec les méthodes de séparation et de purification des minerais ainsi que les trois étapes de leur traitement. Des photos d’époque montrent l’ampleur et le nombre des bâtiments.

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Situées à flanc de coteau et disposées en gradins, ces laveries servaient aux opérations de nettoyage, triage à la main, broyage et concassage. Les premières constructions, en bois, datent de 1890. De nouvelles, en béton armé, sont réalisées en 1929 et en 1930.

Revenir sur l’escalier pour poursuivre la montée.

Au sommet, aller à gauche vers le panorama.

   Un belvédère y a été aménagé dominant le Couesnon et un étang en contrebas alors qu’au-dessus des têtes veille Notre-Dame de Bon Secours. La raison de sa présence au creux de la roche et de ses bienfaits y est inscrite en lettres d’or.

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Panneau n°2- Les moulins à papier

   La vallée du Couesnon, connue pour la qualité de son eau, est ponctuée de nombreux moulins dont beaucoup étaient de moulins à papier dont l’activité s’est arrêtée au milieu du XIXe siècle. Ce panneau en explique le fonctionnement et la chaîne de fabrication du papier.

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Revenir sur ses pas et partir vers les cités ouvrières.

Le trajet se poursuit en haut de coteau jusqu’à proximité de l’ancienne maison du directeur où, à l’aplomb des laveries, est visible le silo qui permettait de stocker le minerai brut acheminé du puits central grâce à des berlines sur rail. Devant, sont implantés côte à côte deux panneaux.

Panneau n°4- La vie à la mine

   Ce panneau, dédié à la vie à la mine, explique l’organisation « hiérarchisée » de la cité ainsi que l’existence laborieuse de cette enclave ouvrière en milieu rural.

Panneau n°5- Pendant la 2ème Guerre mondiale

   Inexistante depuis 1930, la vie du site est relancée en 1937 en tant que centre d’hébergement de réfugiés espagnols qui fuient la guerre civile mais aussi de français et en 1941 l’occupant allemand reprend l‘exploitation du site pour en extraire la pyrite qui sert à produire de l’acide sulfurique.

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Continuer vers l’est pour rapidement atteindre le panneau suivant.

Panneau n°6- Les minerais

   La minéralisation du gisement exploité est de type BGP (pour Blende, Galène, Pyrite), les minéraux étant étroitement liés à des filons de quartz hydrothermal de couleur bleutée. Pour atteindre les quatre filons connus, quatre puis ont été percés : le puits central, la colonne de la Minette, le puits sud et, au nord, le puits Saint-Félix.

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En poursuivant le sentier, descendre le coteau par un escalier qui amène à une voie transversale, celle-ci allant, d’une part à droite vers les laveries, d’autre part à gauche vers la Minette.

Aller à gauche, dépasser une borne qui matérialise le passage en sous-sol d’une galerie, pour atteindre le chemin de fond de vallée.

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En face, une entrée (privée) permet l’accès au moulin de Pont-Brard tandis que vers la gauche un panneau indicateur indique la direction de la « galerie souterraine ».

Rejoindre le panneau suivant sur lequel il est question d’environnement.

Panneau n°7- L’impact sur l’environnement

   Nous sommes ici au niveau du « puits de la Minette » dont les galeries qui en partent sont la principale cause d’infiltration d’eau dans la mine. La couleur orangée du dépôt associé à la résurgence de l’eau en base de coteau témoigne de son trajet et des réactions chimiques qui se produisent au sein des ensembles minéralisés et des déchets, avant d’aboutir à la Minette. Ceci n’est pas sans conséquences sur la faune et la flore.

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Continuer vers l’est jusqu’à apercevoir le débouché d’une galerie partiellement obturée.

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Panneau n°8- Le monde souterrain

   Ce panneau, peut-être le plus instructif, présente l’organisation de la mine avec son puits central vertical et les trois autres puits (le puits Saint-Félix, le puits Sud et le puits de la Minette) et le réseau de galeries qui en partait à différents niveaux et pour différentes fonctions. Les méthodes d’exploitation et de travail pour attaquer le filon minéralisé large entre 1 et 2 mètres en moyenne sont évoquées. Aujourd’hui, ce monde souterrain est livré aux chauves-souris.

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Un peu plus loin, des restes d’installations et des éléments métalliques de grande taille et très largement rouillés (des gazogènes) plus ou moins visibles parmi la végétation sont les ruines d’une centrale électrique à gaz pauvre. C’est l’occasion d’évoquer sur un panneau les différentes sources d’énergie utilisées (ou expérimentées) pour faire fonctionner la mine au fil des années.

Panneau n°9- l’Energie

   C’est bien sur l’énergie hydraulique délivrée par les roues des moulins de Pont-Brard et de Brais qui a été utilisée en premier permettant d’élever l’eau vers les laveries et d’actionner les différentes machines de traitement du minerai mais sans résultats très probants. Suivra l’installation de la centrale électrique à gaz pauvre près de laquelle nous sommes, puis finalement le raccordement au réseau général d’électricité.

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Revenir sur le chemin qui permet le retour vers le moulin de Brais.

Celui-ci traverse déblais et déchets de l’exploitation et des zones d’épandage de déchets de traitement du minerai (stériles) riches en sulfures et donc très hostiles à la végétation pour arriver devant les restes imposants d’une construction en béton. Il s’agit d’un bac de décantation des eaux situé ici au point le plus bas de la laverie.

A noter que les résidus boueux à forte teneur en soufre, entreposés à proximité, sont encore utilisés localement comme désherbant.

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Panneau n°10- Une friche et rivières à saumon

   Ce bassin de « flottation » a été construit en 1948 lors de la mise en place d’un nouveau système de laverie utilisant une technique permettant la séparation du minerai de sa gangue à l’aide de réactifs qui font « mousser l’eau ». Le minerai flotte dans le bassin et la gangue coule. Les tensioactifs utilisés permettent aussi de trier les différents minerais (galène, blende) en fonction de leur densité.

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Jean Plaine

[sentier parcouru le 30 juin 2016]

Texte rédigé à partir des informations figurant sur les panneaux.

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